Lire et écrire un accord – Théorie 1/2

Ce cours vous apprendra à lire et écrire un accord, sur support solfège.
Pour comprendre ce cours, vous devez déjà avoir assimilé celui qui défini les accords : Qu’est ce qu’un accords

Ce cours est divisé en plusieurs parties :
Lire et écrire un accord – Théorie 1/2
Lire et écrire un accord – Théorie 2/2
Lire et écrire un accord – Exercices

 

On pourrait très bien décortiquer chaque intervalle qui compose un accord écrit sur une partition pour pouvoir le nommer, mais pouvoir les lire rapidement, il y a une astuce qui consiste à comparer ces accords avec certains déjà connus.

Pour cette méthode, nous allons donc analyser une seule fois certains accords cibles et s’en servir comme support.

On va se servir de la gamme de do majeur harmonisée à 4sons. Je vous recommande fortement de parcourir le cours sur l’harmonie diatonique majeure pour en connaître d’avantage sur la construction et les applications de ce procédé.

harmo4sons

Dans ce cours, ce qui nous intéresse, c’est le nom des accords. Chaque accord est situé par son degré (écrit en chiffres romains)

Si on procède à l’analyse de chaque accord, on obtient le résultat suivant :

analyse

Note sur les écritures d’intervalles
F : fondamentale
3: tierce
3m: tierce mineure
5: quinte
5bémol: quinte bémole
7: septième de dominante (je préfère écrire l’intervalle 7 plutôt que 7bémol)
7M: septième juste (je préfère écrire l’intervalle 7M au lieu de 7 puisqu’il correspond aux accords 7M)

Pour en savoir plus sur  l’analyse de ces intervalles, se reporter aux cours traitant ce sujet : Les intervalles.
On obtient donc cette structure d’accords:

4sonsrom

Maintenant que nous avons cette base, voyons comment s’en servir pour nommer d’autres accords.

Une autre petite remarque sur les écriture: le triangle à coté du do et du fa signifie 7M et le rond barré, veut dire demi-diminué, soit m75bémol.

 

Application pour des accords simples

Le plus simple pour comprendre comment procéder, est de partir sur un exemple:

On veut écrire un accord de Cm7.

cmaj7 On va se servir de l’écriture de l’accord de CM7 vue dans la partie précédente
c7 Contrairement à l’accord de CM7, Cm7 a une septième de dominante. On va donc ajouter un bémol à la septième pour obtenir un accord de C7.
cmin7  Pour passer de l’accord de C7 à l’accord de Cm7, il ne reste plus qu’à ajouter un bémol à la tierce.

On va pouvoir appliquer ce même principe pour lire ou écrire tous les accords.

Bien sûr, ces accords sont écrits de la façon la plus simple possible. Lorsque l’on joue, les accords sont en général « aérés ».

Nous avons donc deux cas: soit on part d’un accord compacte, qu’on veut jouer éclaté. Soit on a un accord éclaté sur une partition, que l’on va regrouper pour pouvoir le nommer.

accordeclate On part du Cm7. La tierce est amenée à l’octave supérieur. Puis la septième à l’octave supérieur. On obtient un accord de Cm7 écrit d’une façon différent.
ecoreeclate On part de l’accord de gauche qui est éclaté. La méthode consiste à regrouper les notes de l’accord. On va pouvoir retrouver un accord de Cm7 plus lisible.

Cette méthode est très intéressante car elle permet à quelqu’un qui n’est pas pianiste de formation, de pouvoir retrouver et jouer des accords au piano!

Si on oriente cette méthode pour l’analyse des accords plus spécifique à la guitare, on pourra procéder de la même manière.

Par exemple :

Accord de G7 diagg7 g7 On voit que les notes de l’accord sont éclatées. En appliquant cette méthode, on retrouve un accord compacte et plus lisible.

 

Enfin, on peut retrouver des accords avec des notes doublées, pour que ceux ci prennent plus d’ampleur. C’est le cas des accords ouverts utilisés en guitare.

Accord ouvert de G diaggopen Gopen Même si on joue 6 notes pour cet accord, si on supprime les notes identiques jouées à des octaves différents, on retrouve un accord simple, à trois sons. Et c’est normal : un accord de sol majeur est juste constitué d’une fondamentale, d’une tierce majeure et d’une quinte.

Technique pour les accords dièse ou bémol

Il va de soit que si on ajoute un .dièse. ou un .bémol. à la fondamentale d’un accord sans changer les autres notes, tous les intervalles se décalent. Ainsi:

• Si on ajoute un .dièse. à la fondamentale, tous les intervalles composant l’accord perdrons 1/2 ton.
Exemple :

On part d’un accord de C∆, si on ajoute 1/2 ton au do (la fondamentale devient dodièse.) sans changer les autres notes de l’accord, il se transformera en CdièseØ

• Si on ajoute un .bémol. à la fondamentale, tous kes intervalles composant l’accord gagnerons 1/2 ton.
Exemple :

On part d’un accord de BØ, si on soustrait 1/2 ton au si (la fondamentale devient sibémol.) sans changer les autres notes de l’accord, il se transformera en Bbémol

Pour l’écriture, il est donc préférable de passer par un accord non .dièse. ou .bémol., et ajouter les même altérations à chaque notes de l’accord pour obtenir l’accord souhaité.

Exemple :

Pour écrire un accord de Ebémol7, on commence par écrire un accord de E7 puis on ajoute un .bémol. à chaque note de l’accord.

Pour la lecture, on procèdra de la manière inverse.

On ajoutera un .dièse. ou .bémol. à chaque note pour pouvoir plus facilement déterminer la nature de l’accord. On pourra déduire le nom de l’accord que l’on cherche à lire.

 

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